À Miami, l'après-Maduro entre joie et expulsions
Trump a réalisé le rêve de nombreux "latinos" de Floride, mais cela ne l'empêche pas de les expulser. Reportage.
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Samedi 10 janvier. Le mot “libertad” résonne sur la terrasse d’El Arepazo. Situé en banlieue de Miami, ce restaurant caché derrière une station-service accueille une manifestation en faveur des prisonniers politiques du régime chaviste. Une dizaine de personnes brandissent des portraits de proches incarcérés - journalistes, militaires… - dont ils sont sans nouvelles depuis parfois des années.
Leur objectif: interpeller Donald Trump pour le remercier de les avoir débarrassés de Nicolás Maduro et l’exhorter à mettre la pression sur la nouvelle présidente, Delcy Rodriguez, pour qu’elle libère tous les captifs. “Pour l’instant, elle n’en a relâché qu’un pour-cent !”, s’indigne Marie Elena Morin, l’une des participantes, un pendentif en forme de coeur aux couleurs du drapeau vénézuélien autour du cou. “Donald Trump est à notre écoute. Il a été très clair sur ce qu’il souhaite pour le futur du Vénézuela”.



